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Tron : Le Ratage (ou presque)

Vu Tron: L’Héritage (bon OK, ça fait déjà quelques semaines). Le scénario est complètement indigent et les personnages affreusement stéréotypés (gentil fils rebelle va dans monde virtuel retrouver père désabusé et lui redonner envie de se battre contre méchant vraiment méchant ; au passage, chope tout ce qui bouge), mais les images et surtout la musique de Daft Punk empêchent l’ensemble de sombrer comme le Titanic (le bateau, pas le film, quoique).

Pour citer la critique de Joe Morgenstern : « Daft Punk did the soundtrack, which achieves a loud grandeur that the film reaches for but mostly misses ». Je suis complètement d’accord. Bon, certes, l’ensemble de la bande-son n’est qu’une variation sur deux ou trois thèmes (le thème de l’ouverture, et celui du fils), mais c’est pas mal fait du tout et c’est assez frais. Il y a aussi quelques jolies inventions — en particulier lors de l’entrée dans l’arène, l’accélération des percussions jusqu’à ce qu’elles se transforment en son électronique : très, très malin et cohérent dans cet univers, j’ai trouvé.

Mais sérieusement, c’est affligeant de voir à quel point l’univers a été sous-exploité. Il devrait s’agir de programmes et de routines, des lieux avec des fonctions diverses (processeur, mémoire, disque dur, etc.), mais rien de tout cela n’est exploité : au contraire, les habitants de ce monde électronique sont complètement banalisés, au point que lorsque leur journée est finie, ils vont simplement boire des pots au bar du coin, comme tout le monde. Bravo le sense of wonder.

Donc voilà, si vous n’avez rien d’autre à faire, voyez Tron comme un joli clip pour la bande-son de Daft Punk.

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